Archive pour décembre 2007
Une tite dernière avant la route…
On vous laisse pour les fêtes sur cet excellent texte de l’ami Pierre-Luc que vous pouvez retrouver sur son site:
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Y nége!
Encore une belle tempête s’est abattue sur nous hier. Un pied de marde blanche pour certain, 30 cm de pur plaisir pour d’autres. Mais peut importe la relation qu’on a avec cette pluie givrée, je suis convaincu qu’au fond de nous on est content. Parce qu’en ces heures d’accomodements raisonnables et autres ambiguités identitaires du Québécois, s’il y a quelque chose qui nous rassemble, c’est bien la neige. Parce qu’on peut chiâler tant qu’on veut sur cette fantaisie de Mère Nature, mais au fond, on en retire tous une petite fierté. Parce que “nu autres” au Québec, on sait c’est quoi la neige. Qu’on soit blanc, noir, brun, picoté avec des pois jaunes, la neige, au Québec, on sait comment ça marche. Demandé à un Québcois en exile de vous parler de son coin de pays, il va immanquablement parlé de la neige. Des tempête qu’il a vécu, des heures de pelletage, des pannes d’électricité, des bancs de neige de 8 pieds de haut. Pis même s’il a sacré quand il avait les 2 pieds dedans, quand il le raconte, on sent un certain orgueuil. Un fierté qui semble dire: Moé, j’connais ça la neige! Et comme on est dans les prévilégiés qui peuvent se targuer de pouvoir affronter les humeurs hivernales avec relativement de succès, on se bombe le torse quand vient le temps de raconter nos exploits à qui veut bien l’entendre. Qui n’a jamais parlé de ses exploits de tempête, de ses mètres de neige pelletés, de la route parcourue dans une poudrerie aveuglante? Je vous le dis, on aime ça dans le fond.
Je fais du co-voiturage avec un cousin Français nouvellement arrivé. Il n’a jamais connu un vrai hiver québécois. Déjà cette été, il me posait des questions sur les tempêtes et comment ça se passait. Et moi, petit gars de la Côte-Nord, lui racontant les alinéas de l’hiver tel un vieux sage racontant la vie à un jeune apprenti, j’étais fier de les lui raconter, en prenant soin d’agrémenter, question de garder l’attention de mon auditeur et de lui insuffler une bribe d’émerveillement. Est finalement arrivée la première tempête il y a de ça quelques semaines. Avant de prendre le volant ce matin là , je me doutais bien que mon co-voitureur en aurait pour son argent. Il monta donc à mes côtés, fébrile et heureux de voir enfin sa première tempête. Et moi, de 20 ans son cadet, j’étais l’homme d’expérience, le mentor, le conquistador des bancs de neige sur qui il se fiait pour l’amener à bon port. Parce que moi, je connais ça la neige!
Le chemin pour se rendre au travail fût parsemé d’embûches que je traversai habilement, fort de mon expérience d’hiver québécois. Et même si certains obstacles étaient effectivement plus ardus, jamais je ne le laissais paraitre. J’étais bien trop occupé à me péter les bretelles devant mon passager émerveillés par mes prouesses de bûcheron canadien. Et quand on est arrivé à destination, je l’ai regardé, un petit sourire frondeur aux lèvres et je lui ai lancé: “Bienvenue au Québec!”
C’est ça pour moi l’hiver. Une partie de nous qui nous définie. Une relation amour-haine qui perdure depuis des années et qui nous animent toujours autant à chaque première bordée de neige. L’hiver, c’est notre ami qui trouve toujours le moyen de nous mettre dans le trouble, mais de qui on ne pourrais pas se passer. C’est la blonde qui nous irrite avec ses manies, mais qu’on trouve toujours aussi belle quand elle enfile sa robe blanche. C’est la visite imprévue qui vient chambarder notre dimanche après-midi, mais avec qui on partage de vieux souvenirs et avec qui on en crée de nouveaux. L’hiver, c’est tout ça. Et comme dans n’importe quelle relation d’affection, c’est lorsqu’on la perd qu’on se rend compte à quel point elle nous était chère. Avec les changements climatiques et les réchauffement des dernière années, je crois que ce serais bien qu’on réalise la chance qu’on a. Ce serait bien qu’on donne à l’hiver une petite tape sur l’épaule et qu’on lui dise: “Tsé, j’taime ben dans le fond…”
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2 commentairesPause…
C’est plutôt tranquille ici et pour raison que nous nous préparons à partir vers le Québec pour les fêtes. Un pause s’impose !
Joyeux Noël à tous ceux qu’on ne verra pas au Québec, pour les autres, attendez nous on s’en vient !
La traditionnelle bétonnière de Noël:

De retour en janvier.
2 commentairesCher papa nowell
Cher papa nowell, voici ma liste de cadeaux pour cette année. Elle est composée essentiellement des jouets les plus innocents trouvés sur la planète.
Un robot Jésus qui te dit si tu vas réussir à charmer le cœur des jeunes demoiselles:

Allez les Canuques !!
La semaine dernière fût celle de notre initiation au Canucks. Gracieuseté Marika, on a pu profiter de deux sièges dans la septième rangée drette en face du net ! Nous avons bien aimé l’expérience, des gros slapshots violents, des grosses faces écrasées dans la baie window pis un belle grosse craque de fesses à chaque but compté par les canuques. Effectivement, il y avait une personne de pesanteur non-négligeable assise dans la rangée en avant de nous qui avait omis de mettre une paire de bobette adéquate pour ce genre d’évènement, laissant ainsi le plaisir au spectateurs des rangés supérieur de découvrir sa faille de Saint-Andreas.
4-0 Canucks, 4 observations involontaires du fameux canyon.
Je dois dire que dans l’ensemble il y a beaucoup plus d’ambiance à Montréal. La première période était assez plate merci, on se serait cru dans une bibliothèque, “chhhhhhhuuuutttt” faut pas les déconcentrer! J’avais l’impression que le GM place en entier m’entendait gueuler en français “Envoye! met la dedans ! Shoot ! Shoot ! Stie qu’yé poche !”.
La deuxième et la troisième période étaient plus intéressantes en actions, mais il manquait quand même un petit quelque chose. Je sais pas on dirait qu’il y a moins de passions chez les spectateurs, moins d’émotions. Ils ont des chandails des Canucks, des drapeaux des Canucks sur leur gros trucks, des brosses à dents des Canucks, même les bus de la ville affiche “Go Canucks Go” sur le panneau à messages variables. Mais il manque la passion, la passion qui fait qu’à Montréal quand le Tricolore gagne “ça sent la coupe” pis quand il perd, on est prêt à empaler le coach, à mettre le feu au centre Bell et à cracher sur le capitaine.
Sur ce, Go Habs Go !!
Update: Il paraitrait que Canucks signifie Canadiens !! Maudit qu’ils sont copieurs !
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